Enfant de l'amour, nouvelle version à deux comédiennes
 

conçu, écrit, joué et produit par Isabelle Safi Villeneuve

avec Francine Dubreuil

accompagnées au piano par Marc Poelhuber

Photo: André Chevrier

Vidéo: Robert Newton

Et si le deuil d’une mère était l’occasion de la découvrir ?  Quand les secrets se sont accumulés, comment entendre ce qui n’a pas été dit ? Et comment rendre hommage, reconnaître entièrement une personne à la fois si profondément liée à nous et si totalement différente, puisqu’elle est partie en nous larguant ?

L’œuvre théâtrale d’isabelle Safi Villeneuve, Enfant de l’amour, permet au public médusé d’être le témoin privilégié de cette rencontre poignante et vivifiante où le temps s’est télescopé :

« Hier, tu es morte.

Aujourd’hui, je fais bien ça, comme tu m’as dit.

Demain, j’apprendrai ton plus grand secret.

Alors je serai d’accord.

Avec tout ce qui est arrivé.  Depuis le début. »

 

Dans le Montréal des années soixante, des situations difficiles pour une mère célibataire (comme on disait à cette époque où il n’y avait ni pension alimentaire ni service de garde) engendrent un stress continu pour sa fille débrouillarde qui se réfugie dans son imagination. Sa vie quotidienne est remplie de défis qu’elle relève avec grandiloquence :  attendre l’autobus vraiment trop longtemps, se perdre dans le nouveau métro en revenant d’Expo 67, faire connaissance avec un petit frère inattendu, rescaper un canari qui va lui sauver la vie…

Cette enfant questionne sa mère au sujet de l’amour. C’est par instinct qu’elle s’y intéresse, pour comprendre le monde. Les réponses de la mère, chargées d’enjeux qui les dépassent toutes les deux, viennent plutôt obscurcir ses perceptions.

« Pour arriver à montrer la distance entre nos points de vue sur l’amour, ma mère et moi, je devais la faire exister sur scène, la rendre libre de ses déplacements, et l’écouter. C’est pourquoi Enfant de l’amour, qui était un solo, devient un duo dans cette nouvelle version. Et je peux maintenant lui raconter mes aventures que j’ai vécues en solitaire. Tout comme j’ai appris à ses funérailles un énorme secret au sujet de son enfance, un secret qu’elle m’a donc caché toute ma vie, de même je lui partage maintenant  des souvenirs du point de vue de l’enfant que j’étais et qu’elle n’a jamais entendue, parce que moi non plus, je ne me confiais pas. » nous dit l’auteure.

Aux deux tiers de la pièce, la fille revit l’épreuve initiatique d’accompagner sa mère aux soins palliatifs. Cette fin de vie atteint à la transcendance, personnelle et collective, à travers le Refus global de Borduas, le livre que la mère a choisi d’apporter pour son dernier voyage. « Quelle façon d’apprivoiser la mort, en la comparant à la révolution ! »

Une écriture sonore, abondante, jubilatoire. Deux actrices (Isabelle Safi Villeneuve et Francine Dubreuil) fougueuses et hautement sensibles (dirigées par Véronique Gravel-Bouchard). Des lieux multiples évoqués par la lumière, le tout merveilleusement soutenu par le piano improvisé de Marc Poelhuber.

Une levée de fonds a présentement cours pour couvrir les frais du tournage vidéo de la représentation, dans le but de faire voyager ce spectacle créé à Val-David :  https://fr.ulule.com/enfant-de-lamour/

La représentation du samedi le 10 novembre à 20h affiche COMPLET.

Supplémentaire le dimanche 11 novembre à 14 h,

au Lézarts Loco, 1287 J-B Dufresne, Val-David. 

Présenté aux Lézarts loco,

1287 Jean-Baptiste-Dufresne,

tél: 829.322.6379
le 10 novembre 2018 à 20 h - COMPLET

le 11 novembre 2018 à 14 h

Photo: André Chevrier

Commentaires de spectateurs

Touchante, émouvante, drôle et Belle et Radieuse...  Intense.
Merci pour les mots qui nous  racontent ton enfance, nous avons ri, été émus et collés à notre fauteuil vraiment.
n.b. je vais aller relire le Refus global

Armande

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J'ai vu ton spectacle hier soir et j'ai été subjuguée par ton instinct de comédienne. 
 

Élise

Sublimes de vérité et de drôlerie, de fierté et de dignité, tes voix et corps m'ont puissamment portée et transportée dans l'univers fantasque, baroque, sauvage et intelligent de cette enfant "framboise".
Quel privilège d'y être ainsi conviée en toute simplicité et dans les "règles de l'Art" dramatique le plus indigène qui soit, chez toi qui profères, sues, souris, percutes et ris avec tant d'aisance et d'assurance.

Tellement Enfant, toute Amour.
J'ai adoré ta chanson de l'homme fertile et ton souffle du Refus Global.

ENCORE!!!!!!!!

Monique

J’ai été impressionné par l’écriture et le jeu. Ce fut captivant et je crois fondamentalement que beaucoup de monde aimerait voir ce théâtre.
La puissance évocatrice des mots, des regards, des silences, des respirations, des noirs que tu as assemblés, soutenus par une musique tellement juste, remplissait d’auto-satisfaction les spectateurs.

 

Érick

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